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Le statut des associations européennes : compromis, remous et scandale

July 31, 2018

La Commission fidèle à son texte, mais prête au dialogue.

 

 

 

En cette première véritable journée de débats specquois, ceux relatifs au statut de l’association européenne ont été intenses. Après avoir passé tout le jour à débattre de sujets politiques aussi délicats que la migration ou l’environnement, on pouvait s’attendre à une décrue de l’intérêt des eurodéputés sur la question – certes, très technique – de l’association européenne.

 

Que nenni ! Après un bref rappel des enjeux principaux du texte par le commissaire Quentin S. et le rapporteur Thibault K., la Commission a précisé qu’elle était en phase avec le proposition du rapporteur de remplacer la notion d’intérêt européen[1] par celle plus générale de service d’intérêt général, existante dans les ordres juridiques nationaux des États membres. Ainsi, la Commission est prête à amender le texte pour le mieux, mais en rappelant toutefois qu’il ne faut pas dénaturer ce dernier.

 

« Pour envoyer un message fort aux citoyens européens, nous voulons une Europe des citoyens par les citoyens » - Quentin S.

 

Un discours du rapporteur dans la houle

 

Avant que le rapporteur ne prenne la parole, les groupes politiques du Parlement européen les plus à droite de l’échiquier ont entonné un chant, dans le but de déstabiliser Thibault K.

 

Ce dernier, stoïque, nous a rappelé l’ensemble des faits et des fondements politiques et sociaux à l’origine de cette proposition. Le rapporteur a beaucoup insisté sur l’aspect « citoyenneté européenne » de cette proposition : en effet, jusqu’ici, un des aspects primordiaux de la citoyenneté européenne réside dans la possibilité pour les administrés de l’Union européenne d’introduire une initiative citoyenne européenne. Toutefois, ce dernier mécanisme est (presque) resté lettre morte, tant le manque d’incitants et facilités pour diligenter avec succès une telle initiative est criant. Pour le rapporteur, la possibilité de créer des associations d’envergure européenne pourrait avoir comme effet bénéfique de stimuler ces initiatives, par un accompagnement de celles-ci par les associations européennes idoines.

 

Scandale de corruption véridique ou monté en épingle ?

 

Le député Maxime R. (PPE) a donné une conférence de presse aujourd’hui, dans l’enceinte de l’hôtel de ville de Montréal, afin de dénoncer une prétendue corruption de la part du groupement d’intérêt Business Europe à son encontre. Toutefois, la véracité de ce scandale pose question : est-il sûr que le lobbyiste en question a monnayé le vote du député pour appuyer ses intérêts personnels ? Existe-t-il des preuves solides et véridiques ? Le lobby Civil Society Europe serait-il impliqué ? Seul l’avenir nous le dira, mais le député précité semble prêt à faire pâtir le lobby libéral, ce qui promet de belles joutes cette semaine !

 

 

Adil E.

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[1] Cette notion dans le texte du commissaire permet de « surclasser » une association européenne, dans la mesure où celle-ci défend l’intérêt précité. Lorsqu’une association européenne se voit reconnaître le statut d’association d’intérêt européen, celle-ci dispose d’une position privilégiée sur la scène associative européenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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