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Une commission animée, une commission exaltée mais une commission LIBErée

July 31, 2018

La SPECQUE ne fait que commencer, les débats battent déjà leurs pleins, entre discours passionnés et raisonnés, la commission LIBE fait son show…

 

 

« Ce qui est illicite hors ligne, doit l’être aussi en ligne. »

 

Le commissaire Stefan D. introduit la commission en insistant sur le progrès numérique, son évolution, et emploie justement les mots « prudence » et « équilibre » quand il s’agit d’Internet. Le web c’est la liberté des échanges, la liberté d’entreprendre, la liberté d’écrire… C’est un vecteur de progrès certes, mais c’est également un vecteur de violence. Le souhait du commissaire est de « coordonner l’action des Etats. ». Il enchaîne ses propos avec passion et présente une synthèse du droit actuel : le contenu illicite peut également être une fausse nouvelle et vice-versa. Que ce soit l’un ou l’autre, ils provoquent le désarroi, ils sèment la discorde et surtout, ils causent préjudice à autrui. Stefan D., insiste sur l’identification de fausses nouvelles et de contenus illicites, avant la suppression de ceux-ci.

 

C’est ensuite au tour de la rapporteure Alexandra F. de prendre la parole. Respectant le fond du rapport de Rémi C., celle-ci n’est pas tout à fait d’accord avec l’exposé du commissaire. Elle éclaircit tout de suite un point essentiel : la distinction entre les fausses nouvelles et le contenu illicite est fondamentale. En parlant de l’identification de fausses nouvelles et de contenu illicite, la rapporteure termine en affirmant : « Il est important de déterminer des signaleurs indépendants de confiance. »

 

Les groupes tentent d’animer la fin de matinée !

 

Les rapporteurs fictifs du PPE, Andreas H. et Nikita D., déclarent que leur groupe politique défend le système de signalement permettant à toutes et à tous de signaler du contenu potentiellement illicite ou constituant des fausses nouvelles, car la préservation de la liberté d’expression est une valeur essentielle à leurs yeux. Ensuite, Killian B. et Marieke M., rapporteurs du S&D, annoncent les problèmes qu’ils rencontrent avec le texte du commissaire, ainsi que celui du rapporteur : « Les définitions ne sont pas clairs, et aucunes exceptions n’est mentionnés (comme la publication de fausse nouvelle par accident…) »

 

Oh, une belle voix féminine… C’est Eva J., eurodéputée à l’ALDE. Elle met l’accent sur l’importance de l'éducation. Le groupe politique défend l’idée l’éducation aux médias, le dialogue civique, et la démocratie digitale devrait être inclue dans les programmes scolaires. Les rapporteurs de la GUE, Eric L. et Aurélie V. défendent la population européenne et déclarent : « Le discours haineux et les fausses nouvelles sont au cœur de la démocratie moderne. ». Le groupe ne souhaite pas imposer la vérité mais plutôt donner des outils de déchiffrage aux citoyens européens.

 

C’est alors que Louis L-X., eurodéputé de l’ELDD, qualifie le texte de la commission d’« inefficace », et insiste sur le fait de mettre un terme à la propagande islamique et à la radicalisation en ligne. De leur côté, le groupe des Verts/ALE, prône l’idée de mettre en place un label européens sur les affirmations crédibles, qui permettrait d’informer l’individu de façon neutre et impartiale sur la fiabilité de informations contenus en ligne. « Il est temps d’unir nos valeurs démocratiques », déclare Léa R.

 

Et quand vient la fin du temps réglementaire, le commissaire Dyck conclut joliment son discours : « Il ne doit plus avoir de mur entre droits et non-droits. »

 

Marie G.

 

 

 

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