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Désespérés en LIBE

August 2, 2018

Ce qu’on retient de cette journée de vote, c’est qu’elle fut longue..Les débats de la commission, sans fonds, étaient particulièrement lents… A la fin de matinée, cinq articles seulement ont été abordés. Les suspensions de séance s'enchaînent, sans grand avancement. Dans les couloirs, je rencontre des députés exaspérés par la tournure que prend les débats, liée à la gestion de la commission et à la complexité du sujet.

 

 

Jason R., le président de la commission LIBE, répond à un questionnement sur le RIPES, et observe : « J’éclaire toujours les points. C’est ce qu’on appelle un président soleil. ». L’eurodéputé d’extrême droite Samuel R. se lève alors, et renchérit : « Devrons-nous vous appeler Rivest XIV ? ». Un fou rire général se propage alors dans l’hémicycle.

 

Histoire de décapitation…
 

Helena P. attaque Jason R., en qualifiant l’attitude de celui-ci comme étant royale, voire impériale. Elle ajoute même : « Vous savez, à l’époque les rois se faisaient décapités. ». Des paroles un peu choquantes, qui ont su trouver bon public. Mais Louis. L, chef de groupe du S&D, prend la défense du président de commission en évoquant le règlement, il précise : « Je demande l’exclusion de Helena Petrzljan, elle parle quand même ouvertement de la décapitation du président. » La cheffe de groupe fut donc exclue sur une déclaration du président Rivest, qui invoqua la jurisprudence Anna Martin (célèbre présidente de la commission transport 2017, qui excluait tous les chefs de groupe de sa commission).

 

Des suppressions, des confusions, des déceptions !

 

L’article 6, sur la validation des contenus par des personnes référentes dites “signaleurs de confiances”, est fortement contesté lors des débats, par les groupes politiques. Le PPE voulait remplacer le terme « signaleurs de confiance » par « ombudsman numérique », tandis que les autres partis s'interrogaient sur la pertinence et la compréhension du mot « ombudsman ». C’est vrai, c’est quoi ce mot “bizarre” ? D’autant plus que l’assesseur juridique, Alice. J a fait remarquer que ce mot ne s’emploie pas en France. Finalement, les groupes politiques se sont mis d’accord sur le terme « médiateur numérique », qui semble beaucoup plus clair. Ainsi, la modification de l’article 6 a été « adopté à l’unanimité », déclare Jason R.

 

Le S&D assure que le PPE s'appuie sur LEURS idées pour la rédaction de LEURS amendements ! C’est alors que le groupe politique libéral se met à huer à l’unisson : « Ouuuuuuuh, ce n’est pas vrai ! ». La CRE souligne sa déception par rapport aux négociations faites avec l’ALDE, qui apparemment, n’ont pas été pris en compte par celui-ci. Sous-entendu un malentendu, l’alliance entre certains partis se maintient… Celui qui a indigné la commission, c’est Louis-Xavier L., eurodéputé de l’ELDD, en disant : « Je tiens à m’adresser au PPE, S&D, et ALD…peu importe ».


On peut le dire : le respect est officiellement mort ! Il ajoute : « Le procédé que vous voulez mettre en place est inefficace, il alourdit les procédures. Je vous incite à détruire votre alliance. »

 

Des eurodéputés à bout

 

Une chose est certaine : les débats sont un peu mous. D’après Vincent. C, eurodéputé de l’ALDE, le problème fondamental concerne le S&D et le PPE : « Ils n’ont aucune colonne vertébrale politique. » Virgile B., eurodéputé de l’ELDD, soutient les propos de Vincent en ajoutant : « Il n’y a aucune différence entre le S&D et le PPE, dans ce cas-là, je ne vois pas à quoi cela sert d’avoir un Parlement européen. »

 

Samuel. R affirme que la commission n’arrive à rien car « Personne ne se branche sur les idées. » Mais les attaques ne sont pas finies…Une eurodéputée de la CRE, Virginie P., s’adresse au S&D, qui voulait réclamer une suspension de séance, en leur répliquant : « Soyez indépendants, vous pouvez réfléchir tous seuls, au lieu de consulter Monsieur Lasserre. »

 

« Il n’y a pas de place pour un réel échange d’idées entre les différents partis parce que le fonctionnement de la commission mise tout sur le respect du règlement. », déclare Valentine. F, eurodéputée du PPE. De nombreux eurodéputés de la commission trouvent que la présidence n’est pas assez flexible. « Le problème, c’est que le sujet est très complexe. Il faudrait réaliser des débats de fond, plus axés sur la philosophie. », avance Charles L., eurodéputé du S&D. Plus de temps de réflexion sur les fausses nouvelles aurait également été le bienvenu. « Le vrai débat est les fausses nouvelles et la commission ne se concentre pas sur ce sujet. », conclut Charles L.

 

Bien qu’ayant adopté le texte, plusieurs compromis d’amendements suivront...

 

Marie G.

 

 

 

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