©2019 by SPECQUE. Proudly created with Wix.com

Les résolutions des délégations specquoises à l’honneur

August 3, 2018

Dans le cadre de la Journée de l’Europe, qui se tient le 9 mai de chaque année, les délégations participantes à la SPECQUE avaient la possibilité de soumettre à l’examen du Parlement européen des résolutions originales. Ces dernières ont vocation à être votées à côté des textes des commissaires. Le sujet est libre, et cette année deux délégations ont emporté les faveurs du conseil d’administration : la délégation de Paris et la délégation de l’Université Libre de Bruxelles.

 

 

Démocratisation de l'Union européenne : la commission remise en question 
 

Le premier texte proposé aux eurodéputés est celui de la délégation de Paris. Il a trait à la démocratisation de l’Union européenne. Il réagit au taux d’abstentionnisme impressionnant des électeurs européens, couplé à la montée des populismes eurosceptiques. Il met en lumière le besoin d’assurer une plus grande légitimité démocratique au sein de l’Union européenne, en reconnaissant un pouvoir d’initiative au Parlement égal à celui de la Commission européenne.

Les débats furent animés, particulièrement autour du rôle et de l’essence même de la Commission, organe non élu. Certains eurodéputés ont estimé qu’il ne fallait pas faire de celle-ci un organe élu, puisqu’elle dispose indéniablement d’un caractère technocratique et peu politisé. D’autres se targuent du fait que les commissaires sont pourtant politiquement colorés.

Enfin, Gwendoline D., une assesseure, fait remarquer qu’il faudrait également inviter les États membres à (re)valoriser le rôle de l’Union européenne auprès de leurs concitoyens. Un travail de sensibilisation au rôle de l’Europe au niveau national, régional et local est crucial pour comprendre « à quoi sert l’Union européenne ».

La transparence des entreprises, un sujet clivant

 

Le second texte est celui de la délégation de Bruxelles. Il a trait, quant à lui, à la nécessité pour les entreprises d’être plus transparentes dans la façon dont les prix des produits ou des services qu’elles proposent sont formés. Aujourd’hui, les prix de ces produits et services ne reflètent pas forcément les coûts social et environnemental engendrés par la production de ces derniers. A cause de cela, les consommateurs se trouvent dans une situation asymétrique quant à l’information dont ils disposent, ce qui peut les pousser à faire des choix dont le résultat ne satisfait pas à leurs exigences. Ainsi, ce texte exhorte l’Union à prendre des mesures en vue de coordonner les législations des États membres en matière d’information sur les prix.

Les discussions furent pour le moins très animées. Si toutes les formations politiques étaient d’accord sur le principe que plus de transparence équivaut à plus de bien-être pour les consommateurs, les groupes plus à droite mettent en cause la charge que cela représenterait pour les entreprises. D’autres eurodéputés dénoncent l’ineffectivité des pratiques d’étiquetage informatif sur les consommateurs. Enfin, une partie des eurodéputés ont salué le caractère précis et innovant de la résolution proposée par Bruxelles.

Les deux résolutions, bien qu’elles aient fait l’objet de vives discussions, finirent par être votées par la (grande) majorité de l’hémicycle. La solidarité specquoise dans toute sa splendeur…

Adil E.

 

Please reload

Our Recent Posts

Elle retire, elle se retire. Le texte se retire?

August 3, 2018

Implosion d’une partie du groupe politique social-démocrate

August 3, 2018

L’épopée des amendements

August 3, 2018

1/1
Please reload

Tags

Please reload