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Comprendre la crise politique de l’accord sur le nucléaire iranien

Mis à jour : 29 juil. 2019

L’introduction au débat sur la politique nucléaire de l'Iran au sein de la plénière de ce dimanche 28 juillet s'est déroulé dans un contexte d'escalade des tensions entre la République islamique et les États-Unis. La Haut représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a réitéré le soutien de l'Union européenne à l'accord et son engagement en faveur de solutions multilatérales, notamment en ce qui concerne la non-prolifération des armes nucléaires et l'inclusion de l'Iran dans un cadre de dialogue politique fondé sur le droit international. Malgré un consensus général sur les principes de l'action extérieure de l'Union, les familles politiques se sont divisées sur les actions les plus appropriées à entreprendre.


« Choisissez la paix plutôt que la guerre ». Tel est le message principal du rapporteur Maxime Cayrou (S&D), promoteur d'un texte ambitieux qui met l'accent sur la promotion des droits de l'homme, le respect du droit international et une plus grande inclusion de l'Iran dans les questions économiques et politiques régionales et internationales - par exemple avec la création d'une délégation de l'Union européenne à Téhéran. Alors que Vincent Roffi (PPE) a condamné la décision unilatérale des États-Unis de se retirer de l'accord, le Parti Populaire européen a même rappelé l'importance pour l'UE de « parler d'une seule et unique voix » pour défendre ses intérêts et ses valeurs, en sauvegardant la stabilité et les relations transatlantiques.


Dans le même ordre d'idées, Paola Garcia (RE) a souligné l'importance de protéger les investissements et les entreprises européennes et de ramener les États-Unis dans l'Accord en proposant des sanctions plus efficaces - conformément à l'avis exprimé par la représentante de la US Mission to the European Union. D'un avis différent, le groupe ID qui a réduit la PESC à une politique « Neymar », qui rien fait, déclarant que la diplomatie est une prérogative des Etats membres. Le GUE, pour sa part, s'est exprimée en faveur d'une solution avec la Chine et la Russie, dans le respect du principe de non-ingérence.


Giulio Crespi

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