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Le premier grand débat: un salaire minimum européen

Updated: Jul 29, 2019

Alors que le commissaire Tifouri rappelait la nécessité d’implanter un salaire minimum européen (SME) en ouverture de débat, la disparité des opinions s’est vite fait entendre. L’eurodéputée du parti Identité et Démocratie a rappelé dès le début la nature de ce texte : une « simple » proposition. En effet, l’Union Européenne n’a pas la compétence de légiférer sur le SME et les opposants ne manquent pas d’arguments. Le manque de précisions entourant le SME semble en préoccuper plus d’un, les plus extrêmes allant jusqu’à qualifier ce projet ‘d’inutile’. Chez le Parti Populaire Européen (PPE), l’ouverture au débat reste une priorité même s’il souligne le manque de précisions du projet proposé. Les inquiétudes sont partagées par le parti Gauche Unitaire Européenne (GUE) qui se questionne sur le manque d’études réalisées auprès des États membres ainsi que des conséquences de baser le salaire minimum sur 50% du salaire médian propre à chaque état. Quant à la lobbyiste de Business Europe, sa plus grande crainte semble venir d’une éventuelle incapacité du patronat à débourser en faveur de cette hausse salariale.


En ce sens, elle rappelle que « les intérêts des travailleurs sont également les intérêts du patronat ». Leur interdépendance devrait, toujours selon la lobbyiste, garder un salaire qui soit favorable aux deux partis. Dans une toute autre perspective, l’eurodéputé de Renew Europe croit que l’implantation d’un SME est une solution à court terme ‘pour harmoniser le niveau de vie des travailleurs et travailleuses de l’UE’. Selon lui, la vraie solution se trouve dans l’éducation. Miser sur les différents types de formations afin d’assurer un avenir de qualité aux travailleurs et travailleuses lui reste essentiel. Ces multiples positions ont été directement confrontées par la lobbyiste qui voit plutôt le SME comme un ‘facteur de relance’ de l’économie des États Membres. Elle rappelle également que 11 millions d’européens vivent dans des conditions de pauvreté. Sa volonté d’agir en faveur des travailleurs et travailleurs a ébranlé le débat en laissant beaucoup d’animosité entre les différent.e.s députés. Ces prises de position ne sont que la porte d’entrée du débat entourant le SME. L’écart de positions des différents partis saura-t-il trouver un point de convergence? Voilà une question qui attirera notre attention lors de la SPECQUE 2019.


Joëlle-Claude Dupuis

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